05/02/2022

1 milliard contre les violences conjugales - signez la pétition !

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Avec nous, demandez aux candidat.e.s à la Présidentielle 2022 de s'engager !

A la suite de #MeToo, les témoignages ont afflué. Mais sur quoi ont-ils débouché ? Les femmes ont-elles vraiment été écoutées? Depuis des années, nous, les associations à leurs côtés, demandons des actes forts pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux inégalités. Pourtant, vous en êtes témoins, vous en êtes victimes, les injustices perdurent. Cette élection présidentielle est l’occasion de nous faire entendre une bonne fois pour toutes. Notre demande est claire : nous voulons 1 milliard et un plan d’urgence, dans les 3 premiers mois du prochain quinquennat. Nous n’accepterons pas moins. Candidates et candidats à l’élection présidentielle : Ecoutez-nous bien !

Signez la pétition

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Ecoutez-nous bien !

Eléonore, Muriel, Lisa, Elsa-Marie, Amélie, Céline, Nana, Simone, Amanda,… Ces prénoms sont ceux de femmes tuées par leur conjoint ou leur ex depuis le début de l’année 2022. Amanda Glain, l’une des dernières victimes en date de ces violences machistes, a été étranglée par son ex-conjoint, un policier. Il avait toujours son arme de service et avait été condamné en 2019 pour violences conjugales… à suivre un stage de sensibilisation.

Nous nous appelons Anne-Cécile, Dominique, Françoise, Sarah, ou Danielle. Nous sommes responsables d’associations, qui, comme tant d’autres, accompagnons au quotidien des femmes qui vivent inégalités et violences et sommes témoins de la gravité de la situation. Comme vous, le décalage entre les discours et les actes nous révolte. Pour que cela cesse, nous avons besoin de vous, maintenant. 

Il nous arrive d’être à la limite du découragement tant les moyens manquent pour répondre aux femmes qui nous demandent de l’aide. Si chaque situation est unique, le problème est toujours le même : pour les femmes, l’égalité est un slogan plus qu’une réalité. Jour après jour, les témoignages se suivent et se ressemblent: femmes héroïnes qui voient leurs plaintes se transformer en non lieu, femmes menacées à qui on refuse un hébergement, femmes courageuses mais sous-payées ou harcelées au travail, femmes fortes mais malmenées et épuisées par leur double journée. Un quotidien d’autant plus difficile qu’elles cumulent les discriminations et les vulnérabilités.  

Bien sûr, à force d’alerter, nous avons gagné des améliorations. Mais elles restent en deçà des besoins : petites augmentations budgétaires, ajustements législatifs et effets d’annonce ne font pas une politique ambitieuse et efficace pour plus d’égalité. Ce n’est qu’une infime partie de ce qu’il faudrait faire pour mettre derrière nous cette situation indigne.

Trop souvent on nous a  dit  “il faut du temps”, “il faut voir”, “ça va venir”. La vérité c’est que sans vous, nous n’y arriverons pas.  2022 est une année d’élection présidentielle. C’est le moment ou jamais de nous faire entendre, et pour cela nous avons besoin de vous.  

Nos demandes sont  simples : 1 milliard contre les violences conjugales et un plan d’urgence pour mettre fin aux inégalités constitué a minima des 10 mesures détaillées ci-dessous, que nous demandons aux candidat.e.s d’intégrer à  leur programme. 

Cette demande, nous la formulons à tou.te.s les prétendant.e.s républicain.e.s à l’élection présidentielle. Depuis le Train pour l’Egalité qui circulera partout en France du 26 février au 7 mars, nous leur demandons, en votre nom, de s’y engager.

Cette élection présidentielle peut tout changer. Aidez-nous à nous faire entendre, pour Amanda et toutes les autres : plus nous serons à signer cette pétition, plus les candidat.e.s nous écouteront et passeront des paroles aux actes. Nous voulons 1 milliard et un plan d’urgence, dans les 3 premiers mois du prochain quinquennat. Demandez-le avec nous et avec toutes les associations qui soutiennent notre démarche. Pour faire en sorte que pour une fois,  on nous écoute bien, signez la pétition.

 

Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la Fondation des Femmes

Sarah Durocher, Co-présidente du Planning familial 

Dominique Guillem et Françoise Brié, Présidente et Directrice de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF)

Sophie Fenot et Mélanie Tate, Déléguée Générale et Responsable emploi de Force Femmes

Danielle Bousquet, Présidente de la fédération nationale des Centres d’Information aux Droits des Femmes et des Familles (FNCIDFF)

10 MESURES à mettre en place dans les 100 Premiers jours du quinquennat

#1 Investir au minimum 1 milliard d’euros par an pour mettre fin aux violences conjugales, en formant l’ensemble des des professionnel.le·s susceptibles d’être en contact avec des femmes victimes de violences (santé, justice, police, gendarmerie, éducation, préfectures… ), en triplant les places d’hébergement spécialisé et augmentant significativement le financement des associations spécialisées.

#2 Créer une coordination nationale de la lutte contre les violences faites aux femmes sous l’égide du ou de la président·e de la République. Faire de la protection des femmes victimes de violences une véritable priorité nationale, au cœur de toutes les politiques publiques. Créer un organe rattaché au Président de la République  chargé de l’étude, du suivi et de l’évaluation transparente des politiques publiques au plus haut niveau, avec une  déclinaison dans chaque préfecture.

#3 Mettre en place des tribunaux et des brigades spécialisés contre les violences faites aux femmes, avec du personnel formé et volontaire.

#4 Constitutionnaliser le droit à l’IVG et rendre effectif l’accès à ce droit à toutes les femmes du territoire français, en supprimant la double clause de conscience des praticien.ne.s et revalorisant l’acte pour permettre un meilleur accès aux femmes sur les territoires désertés par les services de santé et centres IVG.

#5  Garantir l’éducation de chaque enfant à l’égalité, à la sexualité et à la vie affective, et lutter contre l’industrie pornographique. Assurer à chaque élève l’effectivité de la loi par des moyens supplémentaires permettant la réalisation de trois séances d’éducation par an et la garantie d’un.e référent.e égalité dans chaque établissement scolaire. Dans un esprit de cohérence et de protection des mineurs, Il faut en parallèle interdire les sites ne respectant pas l’interdiction de diffusion aux mineur.e.s et lutter contre les violences commises par l’industrie pornographique.

#6 Garantir l’accès pour chaque citoyenne à des services de santé de qualité et bienveillants à moins de trente minutes de chez elle. En plus de lutter contre les violences gynécologiques par la formation des professionnel.le.s, il faut construire de nouvelles maternités, et améliorer la prise en compte des pathologies des femmes par la médecine.

#7  Lancer un Grenelle de l’égalité salariale afin de revaloriser les métiers féminisés, et de permettre l’orientation vers les secteurs d’avenir. Il faut désormais traiter de l’enjeu des inégalités salariales globales au niveau de la société – ce qui implique de  nouvelles mesures correctives pour lutter contre le temps partiel contraint et renforcer les contrôles des discriminations en entreprise.

#8 Adopter une loi pour l’émancipation économique des femmes qui abroge les mécanismes juridiques accroissant la précarité des femmes, et l’égalisation par le haut des traitements pour les femmes en couple, quel que soit le régime de vie commune.

#9 Allonger le congé paternité obligatoire, revaloriser le congé maternité sans perte de salaire, et instaurer un congé parental ambitieux et attractif pour les deux parents.

#10 Adopter une réelle diplomatie féministe en augmentant les financements de la solidarité internationale vers les droits des femmes et en poussant l’adoption d’une clause de la législation la plus favorisée au sein de l’Union Européenne.