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Le rapport révèle l'écart abyssal entre les dépenses de l’Etat et les besoins nécessaires en matière de violences conjugales, sexistes et sexuelles. Aussi, pour répondre aux femmes qui portent plainte, le rapport estime le budget nécessaire à 2,6 milliards d’euros, soit une multiplication du budget actuel par 15 (passant de 2,78 euros par habitant à 39 euros par habitant et par an). Cependant, pour permettre de répondre aux besoins de l’ensemble des femmes qui déclarent des violences dans les enquêtes de victimation (y compris celles qui ne les dénoncent pas), ce montant atteint 5,4 milliards d’euros.
Pour améliorer les politiques de lutte contre les violences, la Fondation des Femmes identifie cinq priorités d’action : le renforcement de l’effort de lutte contre les violences sexuelles, l’augmentation du soutien financier aux dispositifs d’accueil, d’orientation et d’accompagnement des victimes, le renforcement de la chaîne des acteurs de la sécurité et de la justice, le remboursement à 100 % des consultations en psycho-traumatologie et l’augmentation des places d’hébergement des femmes victimes de violences.
Elle recommande également d’actionner 3 leviers : la reconnaissance des associations comme des partenaires de l’action publique de long terme, l’amélioration de la transparence budgétaire et enfin la mise en œuvre d’un véritable pilotage de ces politiques publiques.
Quand en moyenne plus de 120 femmes sont victimes de féminicides conjugaux chaque année, un sursaut budgétaire est nécessaire notamment pour soutenir les associations sous financées qui ne peuvent continuer dans les conditions que l’Etat leur impose.
Le 1er septembre, la Fondation des Femmes lançait un fonds d’urgence pour les associations féministes en situation de fragilité financière, avec l’objectif de collecter 1 million d’euros d’ici la fin de l’année. Alors que le projet de loi de finances devrait être présenté ce mercredi en Conseil des Ministres, près de 200 associations interpellent ce jour le Gouvernement pour investir massivement dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la Fondation des Femmes : « Où est l’argent ? » est un cri qui ne pose pas seulement la question des financements mais aussi celui du niveau de priorité qu’une société accorde aux femmes et à leurs droits. Combien faudra-t-il de mortes et de vies brisées pour qu’enfin notre société fasse droit ? »
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Communiqué de presse
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