17/01/2024

IVG EN DANGER : LA MENACE DES RÉSEAUX SOCIAUX

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À l’occasion de l’anniversaire de la promulgation de la loi Veil, la Fondation des Femmes présente son nouveau rapport co-publié avec l’Institute for Strategic Dialogue (ISD) et soutenu par Luminate Mobilisation anti-avortement en France : quand les réseaux sociaux menacent le droit à l’IVG

Ce rapport démontre des conclusions sans appel : les mouvements anti-IVG se sont emparés avec efficacité des réseaux sociaux pour perpétrer leurs entreprises de dissuasion. Pire encore, les testings effectués par l’ISD montrent le rôle actif des réseaux sociaux dans la propagation des contenus anti-IVG : les algorithmes de recommandation et autres fonctionnalités favorisent la circulation de ce type de contenu, y compris à l’égard des mineur.es. 

Un rapport nécessaire face à la recrudescence des discours anti-ivg

Ce 16 janvier 2024, le Président Macron alimentait un discours belliqueux, faisant le lien entre la guerre, les armes et les enfants. Ce discours nataliste semble valider les théories dangereuses des mouvements anti-avortement qui prétendent que la natalité, supposée trop faible, serait encouragée par l’accès à l’IVG et à la pilule – alors que ceux-ci sont plus que jamais actifs sur les réseaux sociaux.

La Fondation des Femmes s’inquiète des mots utilisés par le Président Macron, alors que les mouvements anti-avortement sont plus vigoureux que jamais. La présence de ces contenus, et leur diffusion massive, témoigne des menaces faites contre le droit à l’avortement en France.

La menace numérique des mouvements anti-IVG

La menace directe au droit à l’avortement dans notre pays, sur les réseaux sociaux, c’est 

  • Un bénéfice estimé à 43 750 euros, par Meta, grâce à 199 publicités Facebook liées à des contenus anti-IVG, la grande majorité émanant de la page “IVG : Vous hésitez ? venez en parler !”. Ces publications ont généré environ 9,4 millions d’impressions, entre mai 2022 et juin 2023
  • Sur 135 publications de contenus dissuasifs sur l’IVG sur Facebook France, presque 40%  ont atteint des 13-17 ans. 
  • Sur Instagram, un cinquième des “reels les plus recommandés sur l’avortement contiennent : des fausses informations, des contenus promouvant des styles de vie « tradwife » et des contenus de santé alternatifs (fausses informations sur la pilule contraceptive par exemple). 

Le rapport offre également une cartographie identifiant les principales mouvances actives dans la propagation de fausses informations. Si les pages anti-avortement ont été identifiées comme les principales émanatrices le rapport démontre que d’autres communautés d’intérêt – particulièrement coordonnées dans l’amplification de leurs messages – sont très actives. 

À l’issue du rapport, l’ISD et la Fondation des Femmes proposent 10 recommandations à l’égard des plateformes comme des pouvoirs publics pour une meilleure régulation et réactivité à l’égard de ces contenus attentatoires aux droits des femmes.

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