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Si en cinq ans, le budget de l’Etat dédié à la lutte contre les violences a augmenté de 50 millions d’euros - passant de 134,7 à 184,4 millions d’euros - les besoins, eux, ont explosé. Ce rapport vient ainsi illustrer le paradoxe de #MeToo : alors que nous n’avons jamais autant parlé de violences faites aux femmes, leur prise en charge est moins satisfaisante qu’avant #MeToo. Le budget moyen par femme victime de violences conjugales est en baisse de 26 %. Cela s’explique par le fait que l’explosion des demandes (+ 83 % de plaintes pour violences conjugales en 5 ans, + 100 % de plaintes pour violences sexuelles en 10 ans) n’a jamais été suivi d’investissements à la hauteur des besoins.
Par ailleurs, si le budget dédié aux violences conjugales (171,7 millions d’euros) fait l’effet d’une goutte d’eau par rapport aux besoins, celui dédié aux politiques de violences sexuelles est quasi inexistant (12,7 millions ), #MeToo est-il seulement passé par là ?
Des besoins estimés entre 2,6 et 5,4 milliards d’euros soit 0,5 à 1 % du budget de l’Etat.
Face au manque de moyens, la santé financière des associations est fragile ou fragilisée en dépit de leur expertise et leur professionnalisme, essentiels pour répondre aux besoins de manière satisfaisante.
Tandis que la Fondation des Femmes essaye de mobiliser l'opinion et d'interpeller les pouvoirs publics, elle a lancé un fonds d'urgence pour venir en soutien aux associations les plus fragilisées.
Pour en savoir plus et faire un don, retrouvez notre article dédié au fonds d'urgence.
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Communiqué de presse
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