Fondation des Femmes

À bout de souffle

quand les associations féministes doivent refuser d'aider des femmes en danger

Chaque jour, des femmes victimes de violences et leurs enfants poussent la porte d’une association pour trouver de l’aide.

Cette rentrée 2026, beaucoup n’obtiennent plus de réponse.

Soit 5 € après déduction fiscale

Une demande d'aide en hausse, des moyens qui ne suivent pas

Selon le baromètre 2026 de la Fondation des Femmes, mené auprès de 120 associations féministes (dont 88 accompagnant directement des femmes victimes de violences et leurs enfants)

associations sur 10 doivent refuser des demandes d'accompagnement
0
des associations sont en situation financière dégradée
0 %
manquent de professionnel·les formé·es pour répondre aux besoins
0 %

Donnez aux associations les moyens de répondre aux victimes

Une urgence vitale

Le projet de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants, actuellement débattu à l’Assemblée Nationale, appelle à un financement ambitieux, stable et pérenne du secteur associatif.

En parallèle, la Fondation des Femmes lance une campagne d’appel à dons pour soutenir dès à présent le maillage associatif de terrain.

Cette mobilisation vise à renforcer les capacités des associations pour garantir à chaque femme victime de violences et à ses enfants une réponse et un accompagnement adapté, alors que les dispositifs d’aide sont saturés.

Des dispositifs d'aide saturés

Derrière chaque demande et appels à l’aide ce sont des femmes victimes de violences et leurs enfants qu’on laisse sans réponse et qui se retrouvent seules face aux violences.

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Ce que votre don
rend possible

Chaque don contribue à renforcer les capacités d’accueil, d’écoute, de protection et d’accompagnement des associations féministes de terrain : des permanences et des lignes d’écoute à la hauteur du nombre de demandes, des places d’hébergement en nombre suffisant, des salarié·es formé·es et expert·es aux côtés des femmes et de leurs enfants.

Faire un don, c’est permettre à une victime d’avoir la garantie qu’on réponde à son appel à l’aide.

Laura Slimani - Directrice Pôle Projets - Fondation des Femmes

Témoignages

Les associations féministes sont prises en étau entre l’explosion des demandes d’accompagnement et des moyens financiers très insuffisants. Très concrètement, cela signifie que les délais de prise en charge s’allongent, que les équipes sont surchargées et ont moins de temps à consacrer à chaque personne, jusqu’à devoir refuser des accompagnements, ce qui est insoutenable. Si on ne répond pas à une femme quand elle demande de l’aide, on la met en danger.

Aujourd’hui, ces associations sont souvent le principal, voire seul soutien reel aux victimes de violences pour qu’elles puissent accéder à leurs droits, à l’hébergement d’urgence, au soutien social et psychologique.

Nous lançons cette campagne pour financer ce maillage associatif essentiel, afin que chaque femme puisse trouver de l’aide au moment où elle en a besoin.

Laura Slimani

Directrice du pôle projets de la Fondation des Femmes

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Témoignages d'associations

CIDFF 06

« Nous n’avons pas les moyens de faire face à toute la demande sans dégrader l’accompagnement que nous proposons (…). Par exemple, pour pouvoir intégrer un nouvel enfant dans notre programme d’accompagnement des enfants co-victimes de violences, il faut qu’un enfant sorte. La liste d’attente a pu monter à plusieurs mois ces dernières années, faute de moyens. »

Planning Familial 33

« Nous vivons avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête chaque année et la menace d’une coupure de nos subventions les plus importantes. »

Association Médée, IDF

« Depuis #metoo, nous faisons face à une forte augmentation des demandes des victimes, à une communication gouvernementale sur ce sujet grande cause du quinquennat ce qui a suscité des attentes et en parallèle nous subissons une baisse des moyens pour y faire face (asso, police, justice, santé, prévention…). » 

Ostara, Auvergne Rhône Alpes

« Il faudrait que nous puissions embaucher 1,5 ETP supplémentaire (nous avons 5 collaboratrices mais pas en ETP aujourd’hui : plutôt autour de 3,5). Le dernier ETP a permis de développer des permanences mais n’a pas tellement permis de proposer davantage de créneaux de rendez-vous individuels. »

Mouvement Français pour le Planning Familial 93

« Nous avons refusé des demandes d’établissement qui souhaitent que nous intervenions auprès de leurs élèves sur des sujets d’EVARS. Nous ne pouvons pas répondre à toutes les demandes des établissements qui nous contactent par manque d’effectif. Cela touche autant des écoles primaires, collèges et lycées et des professionnels. »

StopFisha

« L’urgence est d’avoir au moins 1 salariée écoutante et 1 salariée en prévention. […] Nous sommes encore plein·es de bonne volonté mais à nouveau le temps et l’énergie manquent et on voudrait pouvoir faire mieux auprès des milliers de victimes et témoins que l’on accompagne et des centaines de personnes que l’on sensibilise chaque année. » 

Fédération régionale des CIDFF

« Tous nos projets régionaux voient leurs subventions diminuées. En conséquence, ce sont le nombre de formations, de sensibilisation, d’accompagnement au droit et à l’emploi qui sont diminuées, et donc le nombre de femmes accompagnées. »

Association Therragaia

« À ce jour, l’association ne compte qu’une seule salariée à temps plein, qui assure à la fois les fonctions de direction, de coordination, d’accompagnement des personnes accueillies, de gestion administrative, de recherche de financements, de développement des partenariats et de gestion quotidienne de la structure. Cette polyvalence imposée génère une charge de travail particulièrement importante et un risque d’épuisement professionnel. »

Unieverselles

« L’équipe de soins est en sous effectif structurel : 8,3 ETP pour 200 femmes en file active et + 400 en liste d’attente. » 

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Notre impact en chiffres

Depuis notre création en 2016, la Fondation des Femmes oeuvre à faire progresser les droits des femmes en France.​, faire reculer les violences qui leur sont faites et mobiliser toute la société pour l’égalité.

d’euros alloués
0 M
projets associatifs à impact sur tout le territoire français
0
femmes aidées
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nuits d’urgence financées
0

À propos de la fondation des femmes

Le 4 juillet 2024, un décret gouvernemental a reconnu la Fondation des Femmes d’Utilité Publique. Après un examen approfondi de sa situation par le Gouvernement et un avis favorable du Conseil d’Etat, la Fondation obtient ainsi un statut qui lui permettra de pérenniser et d’amplifier ses activités.

Ce nouveau statut n’est pas qu’une reconnaissance de l’utilité sociale de ses actions. Il facilitera la croissance future de ses activités et plus particulièrement de sa levée de fonds. Il lui permettra d’agir en toute indépendance, par exemple de collecter les dons IFI, et à celles et ceux qui souhaitent transmettre leur patrimoine et leur engagement, de pouvoir le faire de manière facilitée.

RGPD

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Paiement

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Don défiscalisé

à hauteur de 75% dans la limite de 2000 € par an, 66% au-delà

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